En 2011, une hausse atypique du nombre de femmes investisseuses s’observe dans l’écosystème français. Sandra Le Grand figure alors parmi les premières à signer des tickets dans la tech hexagonale, alors que la pratique reste marginale.
Son parcours ne suit pas la trajectoire conventionnelle d’un business angel issu de la finance ou du capital-risque. Les choix de Sandra interrogent les frontières entre entrepreneuriat, accompagnement et investissement direct.
Des débuts audacieux aux premiers succès : comment Sandra s’est imposée dans l’univers des business angels
Rien ne prédestinait Sandra Le Grand à devenir l’une des pionnières du capital-risque français. Pourtant, dès la création de CanalCE, qui deviendra Kalidea, elle s’engage dans un secteur où l’innovation et la ténacité font la différence : les services aux comités d’entreprise. Son expérience de onze ans chez Coca-Cola lui a forgé une solide expertise commerciale et marketing, mais c’est à Paris, loin des cercles lyonnais, qu’elle lance sa propre aventure. Résultat : Kalidea prend rapidement de l’ampleur, s’imposant comme une référence du secteur, accumulant clients et distinctions.
Ce qui distingue Sandra ? Sa manière de réunir autour d’elle une équipe fondatrice soudée, sa capacité à lire en avance les évolutions du marché. Dès le départ, Kalidea se fait remarquer en obtenant le label Deloitte Technology Fast 50, reflet d’une croissance fulgurante. Mais Sandra ne s’arrête pas là. Elle cofonde ensuite Yapuka, une plateforme pensée pour aider les jeunes à réussir leurs entretiens, avec un credo : miser sur l’accompagnement personnalisé et la réactivité face aux besoins émergents.
Son parcours est jalonné de distinctions : Trophées Femme en Or, Trofémina, autant de marques de reconnaissance qui assoient sa légitimité dans le paysage des business angels français. Son engagement ne se limite pas à l’investissement financier : vice-présidente de CroissancePlus pendant six ans, ambassadrice au G20 YES, elle s’emploie à défendre une vision de l’investissement où l’accompagnement humain a toute sa place. Sandra mise sur des startups à impact, préférant la construction sur le long terme à la recherche de plus-value immédiate. Elle privilégie le dialogue avec les fondateurs et l’aide concrète à la structuration des jeunes entreprises.
Quels projets et engagements font aujourd’hui de Sandra une figure inspirante de l’entrepreneuriat innovant ?
Aujourd’hui, Sandra Le Grand va bien au-delà du parcours classique de l’entrepreneuse qui investit. Son siège au conseil d’administration de la Fondation Air France et du Groupe Olympique Lyonnais lui ouvre des horizons diversifiés : de l’associatif au sport professionnel, elle multiplie les angles d’action. Sa détermination à soutenir la promotion de l’entrepreneuriat féminin se traduit par un engagement concret sur le terrain du mentorat, en particulier auprès des créatrices d’entreprise.
Pour illustrer la diversité de ses actions, voici quelques engagements structurants :
- Membre active de l’Institut du Mentorat Entrepreneurial, elle accompagne de jeunes dirigeantes dans leurs premières étapes de développement.
- Marraine de 100 000 Entrepreneurs, elle intervient régulièrement pour transmettre son expérience et ouvrir des portes à la génération montante.
Son implication ne s’arrête pas là. Sandra multiplie les interventions sur le terrain : conférences, ateliers, tables rondes ou événements spécialisés. Elle valorise l’innovation, encourage la prise de risque et partage sans filtre les réalités du capital-risque auprès d’un public varié. Sa voix résonne aussi sur les ondes d’un podcast dédié à l’investissement : elle y relate ses expériences, les obstacles surmontés, les succès et les ratés qui forgent la résilience.
À côté, elle publie deux ouvrages : « #AMBITION » et « Entreprendre : un peu, beaucoup, passionnément ». Ces livres deviennent rapidement des références pour comprendre les ressorts du leadership et du développement d’entreprise, loin des recettes toutes faites.
L’impact de Sandra dépasse le cercle des investisseurs. Membre de jurys sur TF1 et France 4, elle contribue à faire émerger l’entrepreneuriat innovant auprès d’un large public. Son réseau, dense et varié, constitue un tremplin pour de nouveaux projets, qu’il s’agisse de la tech ou de l’entrepreneuriat social. Le moteur : agir pour un impact durable, transmettre, soutenir, ouvrir la voie à d’autres.
Dans un écosystème où les modèles manquent, Sandra Le Grand prouve qu’on peut façonner sa propre trajectoire et inspirer tout un pan de l’économie française. Demain, qui sait combien d’autres oseront inventer leur route, à la croisée de l’audace et de la transmission ?


